More to be done: Including children and youth with intellectual disabilities in learning
Version française ci-dessous
Annelies Ollieuz is a member of NORCAP, the Norwegian emergency roster and was seconded to UNICEF Haiti to work in the Education Cluster for six months earlier in 2010. Annelies is also an active member of the INEE Inclusive Education and Disability Task Team.
Working in education in development and emergency contexts, it strikes me how few resources are available that focus specifically on children with intellectual/mental disabilities. I have asked several experts for assistance along the way, and they all confirm that little is available. One of the only resources which I have found which (among others) deals explicitly with children with intellectual disabilities is UNESCO’s “Understanding and Responding to Children’s Needs in Inclusive Classrooms - A Guide for Teachers” (2001). Most other resources talk about children with disabilities in general, including physical, sensorial, mental and intellectual disabilities.
I understand of course that inclusive education should be about all children, and that it therefore makes sense to either talk about all children, or about children with disabilities in general, as the latest INEE Pocket Guide to Supporting Learners with Disabilities does (and does very well!).
At the same time, in many of the societies in which we work, the inclusion of children with mental disabilities is an even greater challenge than the inclusion of children with sensorial and physical disabilities. In many countries, you have to look very hard to actually see a person with a mental disability. They are often hidden, and in many cases, this is related to taboos with regard to mental disability. In Haiti, many people had to leave their houses after the earthquake. That was also the case for a Haitian Save the Children colleague, who when he and his family left the house, saw that the neighbours had a child with a mental disability. He didn’t know, even though they had been neighbours for 17 years!
In Haiti, I introduced the INEE Pocket Guide to Inclusive Education to the Disability Working Group, a group existing mainly of Haitian organisations. During the question round after my presentation, we spent some time discussing the fact that the school had to adapt to the needs of the child, rather than expect the child to adapt to the school – which I had mentioned during my presentation. Participants could see that a school should have ramps, to enable a child in a wheelchair to access the school, but the fact that this adaptation of the school should also happen with regard to children with intellectual/mental disabilities was a new idea, and a difficult one for many of them.
Based on my experience from several countries, it is my impression that resources that focus on children with disabilities in general are mostly read as resources about children with physical disabilities – just because children with intellectual/mental disabilities often aren’t talked about in the society, and people don’t think about the possibility that they also could be at school.
I would therefore like to propose for the INEE disability/inclusive education task team to consider working on something specifically about children with intellectual/mental disabilities. I write on purpose ‘something’, because I don’t automatically want to assume that another tool is a good idea. The inclusion of children with mental disabilities is in many countries such an alien idea that other ways might be needed, and more effective. One option might be trainings through the Education Cluster.
One more reason why I think that this is especially important is that many of the countries in which we work deal with issues like malnutrition and a lack of skilled birth attendants, which lead to higher rates of disability. Many people don’t know about this link, which again leads to some of the taboos blaming ‘bad’ behaviour of mothers and hiding the children.
This is the idea which I would like to share – looking forward to feedback!
Faire davantage : Inclure au sein de l’apprentissage les enfants et les jeunes qui ont un handicap intellectuel
Annelies Ollieuz fait partie du fichier des candidats présélectionnés à déploiement rapide de NORCAP. Elle a été détachée, au début de 2010, auprès de l’UNICEF en Haïti pour travailler au sein du Cluster Éducation pour une durée de six mois. Annelies est également un membre actif du Groupe de travail de l’INEE sur l’éducation inclusive et le handicap.
Dans le cadre de mon travail dans le secteur de l’éducation en situations d’urgence et de développement, je suis déconcertée par la faible quantité des ressources disponibles portant spécifiquement sur les enfants avec un handicap intellectuel/ mental. J’ai demandé à plusieurs experts de m’appuyer dans ce domaine et tous m’ont confirmé que très peu en la matière existe. L’une des seules ressources que j’ai trouvée qui traite explicitement des enfants avec un handicap intellectuel est celle de l’UNESCO intitulée « Comprendre les besoins des enfants dans les classes intégratrices et y répondre : un guide pour les enseignants » (2001). La plupart des autres ressources examinent la question des enfants handicapés de manière générale, en couvrant tous les handicaps, y compris ceux qui sont physiques, sensoriels, mentaux et intellectuels.
Bien sûr, je comprends que l’éducation inclusive concerne tous les enfants, et qu’il est donc logique de parler à leur sujet ou à propos de ceux qui sont handicapés de manière générale, comme le fait (très bien) le Guide de poche de l’INEE en vue d’appuyer les apprenants avec un handicap (pas disponible en français).
En même temps, dans la plupart des sociétés dans lesquelles nous travaillons, l’inclusion des enfants avec un handicap mental est plus difficile que celle des enfants qui possèdent des handicaps sensoriels et physiques. Dans de nombreux pays, il n’est pas ordinaire de repérer ou de voir des personnes avec un handicap mental ; elles sont souvent cachées, et dans de nombreux cas, cette attitude est liée à des tabous concernant le handicap mental. En Haïti, de nombreuses personnes ont dû quitter leur maison après le tremblement de terre. Ce fut le cas pour un collègue Haïtien de Save the Children, qui, lorsqu’il a fui sa maison en compagnie de sa famille, a remarqué pour la première fois en 17 ans de voisinage que ses voisins avaient un enfant avec un handicap mental.
En Haïti, j’ai présenté le Guide de poche de l’INEE sur l’éducation inclusive au Groupe de travail sur le handicap qui est un groupe composé principalement d’organisations haïtiennes. À la suite de ma présentation, les participants ont discuté avec moi du fait que l’école doit s’adapter aux besoins de l’enfant et qu’il ne s’agit aux enfants de s’adapter à l’école, ce que j’avais mentionné lors de mon exposé. Les participants ont compris qu’une école devrait avoir des rampes pour permettre à un enfant en fauteuil roulant d’accéder à l’école ; par contre, l’idée d’adapter les écoles aux enfants avec un handicap intellectuel ou mental ne fut pas aussi facile à concevoir pour certains.
Au regard de mon expérience dans plusieurs pays, il me semble que les ressources qui mettent l’accent sur les enfants handicapés sont en général lues comme des ressources utiles pour travailler avec les enfants qui ont un handicap physique. La raison est assez simple : les enfants qui ont un handicap intellectuel/ mental ne font pas souvent l’objet de discussions au sein des sociétés, et les gens ne pensent pas aux possibilités d’enseignement et d’apprentissage dont ils pourraient bénéficier à l’école.
J’aimerais donc proposer au Groupe de travail de l’INEE sur l’éducation inclusive et le handicap d’envisager de travailler sur « quelque chose » qui soit axé spécifiquement sur les enfants qui ont un handicap intellectuel/ mental. J’écris le terme «quelque chose» de manière délibérée car je ne pense pas qu’une autre ressource soit la meilleure des idées. L’inclusion des enfants avec un handicap mental représente, dans de nombreux pays, une idée tellement étrangère qu’il semblerait que d’autres moyens soient nécessaires pour être efficaces. Je pense, par exemple, qu’un d’entre eux serait d’organiser des formations à travers le Cluster Éducation.
Je tiens à souligner que cette question de l’éducation inclusive pour les enfants avec un handicap intellectuel/ métal est particulièrement important, d’autant plus que beaucoup de pays dans lesquels nous travaillons font face aux questions telles que la malnutrition et l’absence d’accoucheuses qualifiées qui conduisent à des taux élevés de handicap. Beaucoup de personnes ne sont pas conscientes de ce lien, ce qui conduit à quelques-uns des tabous qui blâment le «mauvais» comportement des mères et au fait de tenir les enfants cachés.
C’est l’idée que je voudrais partager – en attendant de recevoir vos commentaires!

Comments
Patrick Daganaud Dec 01, 2010
I will be abble to provide, through web, french tools to work with children with intellectual/mental disabilities.
These tools are direct french teaching tools to be used with concerned children.
They are also tools for formation of Haiti’s teachers.
I also may build a french file about inclusive education.
All may be available on my web site if needed.
Patrick JChargé de cours (ÉASS / EPP), Faculté d’Éducation, Université de Sherbrooke
Directeur enseignant du Service de Maîtrise de la Langue (SML)
Conseiller-expert en systémique de l’inclusion scolaire et sociale
SAVE-Service d’Accès Véritable à l’Éducation - Expertise et contrexpertise de plans d’intervention
Membre de l’INEE-réseau inter-agences pour l’éducation en situations d’urgence J Daganaud
Valerie Karr, Ph.D. Jan 10, 2011
Dear Annelies,
As an educator, researcher, and advocate for children with intellectual and mental disabilities, I congratulate you for your posting. I would be happy to work with you in developing a training and/or resource guide for the inclusion of students with intellectual/mental disabilities in the education system. As you mentioned in your posting, intellectual and mental disabilities are still considered taboo in many countries and opportunities for an equal education can be limited regardless of the current emergency situation. As we have seen in the reconstruction of Haiti (for example, the new requirement that all schools rebuilt with international funding must be wheelchair accessible), an opportunity exists for changing attitudes and common practice within society. I welcome a continued discussion on this top and the opportunity to explore solutions.
Regards,
Valerie Karr, Ph.D.
Adelphi University
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